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Cette
rue relie Saint-Jean de Thouars à la rue du château.
Son histoire est très vaste et débute dès le
Moyen-Age. En effet, les premières habitations construites
sur le site du château ont certainement pris place le long de
cet axe et ce, dès le VIIIe siècle.
La rue commençait sur l'autre rive, à l'extrémité
du pont des chouans. Derrière la porte du pont neuf, aujourd'hui
appelée porte Maillot, des habitations s'étaient installées,
protégées par la muraille. En 1944, neuf maisons, pour
certaines du XVe siècle, sont détruites. Certaines d'entre
elles avaient d'ailleurs été classées au titre
des Monuments Historiques.
Traversons le pont. Dès le XIIe siècle, un moulin est
construit sur l'autre rive, au pied de l'ancienne forteresse. Celui-ci
dépend de l'abbaye de Saint-Jean de Bonneval et porte le nom
de moulin de l'abbesse. Une poutre de ce moulin portait encore au
XIXe siècle, la date de 1104, date probable de sa fondation.
Aujourd'hui seules subsistent, contre le pont des chouans, la chaussée
sur le Thouet et les fondations de ce moulin.
L'ancien bâtiment était très ancien (sans doute
du XVe siècle) et était décoré de deux
grotesques sur son pignon, deux visages que les Thouarsais aimaient
à décrire comme Thouars et sa femme. |
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Porte
Maillot, carte postale, coll. privé
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Ce
bâtiment a disparu lors de l'explosion des deux ponts en pierre
le 30 août 1944 par les armées allemandes.
En remontant la rue, une maison présente un superbe linteau
de porte décoré, il s'agit d'une pierre de réemploi
présentant la mention " au petit moulin ". Nous avons
très peu de renseignements sur son origine.
Cette rue est un passage obligé pour rejoindre la place Saint-Médard,
et ce, jusqu'au percement de la rue de la Trémoïlle dans
les années 1840.
La rue conserve encore des édifices de la fin du Moyen-Age
et du XVIe siècle. Au pied du château actuel, sur une
placette, se dresse la maison dite de l'architecte. Pour certains
historiens, cette maison aurait été affectée
par Gabrielle de Boubon aux architectes de la collégiale, alors
en construction. Cette demeure de qualité présente une
porte et une vaste ouverture au premier étage dans l'esprit
de la première Renaissance.
La rue était interrompue, au Moyen-age, par une porte médiévale,
protégeant le pied du château. Elle portait le nom de
Porte Maillot. |
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Aujourd'hui
détruite, son nom fut donné à l'ancienne porte
du pont neuf, à l'entrée du pont des chouans, du côté
de Saint-Jean de Thouars. Cette porte était située au
pied de la collégiale, à l'intersection de la rue Louis
Richou. Une vaste demeure complétait cet ouvrage : le corps
de garde. Cette maison, en ruine depuis très longtemps, fut
détruite en 1996, seule sa tourelle d'escalier fut conservée.
La pente se fait sentir
Un peu plus haut, la rue se termine
par deux édifices importants : une tour dite de la chapottée
et l'ancienne auberge du soleil levant, contre la mairie de la Cité
Libre du Vieux Thouars. |
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Porte
Maillot
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Cette
tour est certainement une des plus larges des fortifications de la
ville, elle est percée d'une archère canonnière
très bien conservée. Aujourd'hui restaurée, cette
tour marque l'entrée d'un nouvel espace, ouvert depuis peu
et restauré par les chantiers d'insertion de la Ville : le
jardin des plantes tinctoriales. Cette rue mérite d'être
redécouverte. |
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©
Service Ville d'art et d'histoire, Ville de Thouars |
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