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Petite rue de
50 mètres de long reliant la rue de l'Hôtel de Ville
à la rue Pichault de la Martinière. M. Louis Seignan,
greffier de paix a étudié cette rue, il y a quelques
décennies et a donné les conclusions suivantes pour
justifier le choix de ce nom de rue.
Son nom est bien entendu lié à l'histoire de son quartier.
Au numéro 3 de cette rue existait un four à pain un
peu particulier : un four banal.
Les fours banaux étaient soumis à la juridiction des
seigneurs et étaient placés sous leur surveillance.
Les habitants de Thouars, sujets du duc de La Trémoïlle,
pouvaient obliger celui-ci à construire un four et à
le tenir en bon état, afin que le pain soit bien cuit. Si
le pain n'était pas convenable, ils avaient le droit de le
faire cuire ailleurs.
Si le pain était mal cuit, par faute du fournier, ce dernier
devait le prendre à son compte, en payer le prix et même
dédommager selon le cas.
Les personnes qui hébergeaient ce four dans leur lieu de
vie étaient astreints à cette banalité, à
l'exception des nobles, ecclésiastiques et des communautés.
En contrepartie, les sujets qui faisaient cuire leur pain en dehors
de la zone définie par la banalité devaient être
condamnés à la restitution du fournage et à
des dommages et intérêts envers le fournier.
Le droit de fournage était du seizième de la pâte
cuite.
Les personnes assujetties à cette banalité ne pouvaient
avoir chez eux un four à pain mais seulement un petit four
pour cuire les pâtés, fruits ou autres aliments.
Cette rue a aujourd'hui perdu son four à ban, des logements
de l'OPAC ont remplacé, il y a déjà une vingtaine
d'années, les anciens bâtiments.
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