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Après
l'histoire du lieu et l'évocation de son décor intérieur,
Christelle Bègue, responsable du suivi du chantier du pavillon
sud du château, s'attarde cette semaine sur les travaux en cours.
Restaurer un
monument historique passe toujours par l'étude de son passé
et des étapes de construction qui l'ont vu naître,
puis ensuite des usages qui l'ont malmené. C'est en somme
les trois derniers épisodes de cette rubrique qu'il faut
avoir en tête pour comprendre les choix qui ont été
fait pour la restauration des extérieurs du pavillon sud,
une restauration qui suit aussi les méthodes et principes
retenus pour le reste du château.
Il s'agit en somme d'un retour à l'origine. Ce chantier commence
par le traitement de la toiture du grand pavillon. En 1934 et 1935,
celui-ci a perdu l'ensemble de ces cheminées, parce qu'elles
menaçaient de s'effondrer.
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Réunion
de chantier
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Au
nombre de sept, elles seront remontées, deux uniquement en
tuffeau pour les plus anciennes, et les autres en tuffeau et briques
à l'image de celles déjà restaurées. Certaines
vont atteindre une hauteur de 7 m. Ces cheminées auront une
importance fonctionnelle, certes, mais offriront aussi une nouvelle
silhouette à l'édifice dans le paysage. |
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Des
ouvertures retrouvées.. |
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Si
le respect de l'existant régit l'intervention des entreprises,
il est difficile de s'accorder sur le plan originel de cette partie
du château. En 2000, la dépose de l'enduit de la façade
sud a permis de mieux comprendre la répartition des ouvertures,
en découvrant des baies bouchées, une entrée
rabaissée, autant de percements à reprendre. Elles seront
ré-ouvertes afin de redonner de la clarté aux espaces
intérieurs et de la cohérence à la façade.
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La
Façade ouest du pavillon sud
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C'est
le cas notamment de la façade Ouest donnant sur l'entrée
du site qui à ce jour n'a plus d'entrée. Une baie disparaîtra
au profit d'une porte de plain pied dans le bâtiment.
Les menuiseries garderont un modèle à croisées
de bois. Il s'agit là du remplacement de tous les ouvrants
qui seront pourvus, dans l'esprit du XVIIe siècle, de vitraux
losangés et seront peints dans un rouge sombre. |
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Et
les intérieurs
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Le
chantier qui a débuté en janvier dernier va durer quatre
ans et ne concerne que les extérieurs. Les espaces intérieurs
devront faire l'objet d'un chantier différent. Des sondages
dans les différentes pièces sont, dans ce cadre, conseillés
afin de mettre au jour tout vestige encore caché. En effet,
la présence du plafond à caissons du boudoir et les
inventaires laissent à penser que d'autres plafonds ont existé.
Des peintures murales pourraient être découvertes, évoquons
les trompes l'il retrouvés sur le manteau de deux cheminées
du corps central du château. Citons également, l'esquisse
aujourd'hui dissimilée derrière les contres cloisons
de la bibliothèque du collège. Seule piste pour le moment,
une simple trace de peinture rouge a été dévoilée
lors de la réouverture d'une baie côté vallée
dans l'embrasure d'une fenêtre, elle laisse supposer le début
d'un décor.
Le pavillon sud n'a pas fini de nous dévoiler son histoire.
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©
Service Ville d'art et d'histoire, Ville de Thouars |
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