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musée Henri Barré conserve de nombreux objets ayant appartenu
au docteur du même nom. Artiste amateur, Henri Barré a réalisé
de nombreux dessins, peintures et gravures sur des thèmes variés
: paysages, portraits ou natures mortes. Evoquons la gravure la plus
connue de sa main, une vue générale de Thouars. | |  |
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Vue de Thouars
par Henri Barré, Coll.
Musée Henri Barré, 1885 | | | | | | | |
| Henri
Barré s'est basé sur un dessin daté de 1699 aujourd'hui conservé
à la Bibliothèque Nationale et faisant partie de la collection Gaignières.
Roger de Gaignières (1644-1715) passionné par l'histoire de France,
amasse en près de 50 ans une collection impressionnante de manuscrits historiques,
de portraits et de documents originaux ayant trait pour l'essentiel à la
monarchie française et à l'histoire ecclésiastique depuis
le règne de Clovis jusqu'à celui de Louis XIV. Gaignières
ne se contente pas de collectionner des documents existants, il en constitue une
grande partie. Accompagné de copistes et de dessinateurs, il parcourt la
France afin de recopier des chartes ou d'autres textes fondamentaux, relever des
tombeaux, des épitaphes, des vues topographiques, copier des vitraux, des
tapisseries, des objets d'art, des sceaux ou des portraits. Henri Barré
connaissait bien ces dessins et ceux concernant le pays Thouarsais. Il décide
de reprendre la vue générale de Thouars avec un souci constant du
détail tout en personnalisant les premiers plans. Ceux-ci vont être
transformés en paysage romantique peuplé de bergères, d'arbres
et de buissons sortis de son imagination. Cette vue générale nous
donne de multiples informations sur l'état de notre ville et de ses monuments
à la veille du XVIIIe siècle. Le château et la collégiale
sont ici mis en valeur dans une vue où le relief est modifié : la
ville devrait logiquement être de plus en plus élevée en allant
vers la droite. On retrouve au pied du château le pont neuf et ses tours.
A droite de la chapelle, Henri Barré représente le temple protestant,
puis l'église Saint-Laon avec sa haute flèche en pierre (tombée
en 1711). Un ensemble de 3 édifices religieux apparaît à droite
de l'église Saint-Médard, il s'agit de l'église des Cordeliers
(à gauche), de l'église des Jacobins et de l'église des Clairettes
(à droite), édifices disparus en grande partie depuis la fin du
XVIIIe siècle. Sur la droite, on peut distinguer la muraille et ses tours
et à proximité le prieuré de la Madeleine et probablement
le couvent des capucins, installés hors les murs. Cette gravure a elle
aussi été souvent copiée pour devenir carte postale, carte
de vux (c'est la période) et même décorer l'entrée
du centre Jacques Prévert
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| ©
Service Ville d'art et d'histoire, Ville de Thouars | |
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