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Le bâtiment
des voyageurs est construit dès le départ en dur,
en respectant les dispositions fixées en France. En effet,
à partir de 1870, un type architectural est codifié
par l'Etat et les compagnies d'exploitation de chemin de fer. Ce
type varie en fonction des gares et des influences architecturales
régionales. La gare de Thouars ressemble ainsi à de
nombreux autres exemples de la région : Chinon, Richelieu,
Loudun ou Parthenay. On parle du " type Ouest ".
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Marquise
de la gare
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L'augmentation
du trafic impose de revoir les bâtiments voués aux voyageurs,
notre gare s'avère trop petite. En 1881 débutent de
grands travaux de construction de la ligne Saumur Saintes, passant
par Thouars, Parthenay puis Niort. Cette future ligne Paris-Bordeaux
arrive à point nommé et va permettre à Thouars
de s'épanouir à une vitesse impressionnante. En 1893,
les Chemins de fer de l'Etat choisissent la gare de Thouars en tant
qu'étape technique, à mi chemin entre Paris et Bordeaux.
La gare devient un nud ferroviaire où les locomotives
sont changées, réparées, où le plein d'eau
et de charbon est assuré, on y renouvelle aussi les équipes
de roulants (mécaniciens et chauffeurs)
Tout va très
vite
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La
gare s'équipe : en 1897, des ateliers du matériel sont
construits, c'est le futur dépôt. En 1913, une marquise
est installée pour protéger 4 quais de la pluie. En
1928, on agrandit les halles à marchandises et on construit
de nouveaux bureaux devant la gare. Cette même année,
une passerelle pour les piétons est construite au dessus du
passage à niveau de la route de Saumur. La gare vit ses plus
belles années, un certain " Age d'Or ". Entre 1872
et 1901, la population de Thouars va doubler, plus d'un quart des
habitants de Thouars font partie des " familles cheminotes ".
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La
gare en 1930
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La
ville entière vit au rythme des dizaines de trains qui transitent
par Thouars chaque jour. A partir de 1937 et de la création
de la Société Nationale des Chemins de Fer Français,
tout va changer
Le réseau évolue et les besoins ne sont déjà
plus les mêmes qu'à la fin du XIXe siècle. La
nouvelle S.N.C.F doit faire des choix et ne peut plus conserver plusieurs
lignes reliant Paris à Bordeaux. Une seule va être conservée.
La ligne passant par Tours, Châtellerault, Poitiers et Angoulême
pour les express est déjà électrifiée
depuis 1933. |
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Le
parvis actuel de la gare
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Elle
va être choisie et développée : aujourd'hui, entre
Tours et Bordeaux, cette ligne est empruntée par le TGV "
Atlantique ". Les express ne passeront donc plus par notre ville.
Malgré les protestations des élus locaux, des cheminots
et des usagers, la ligne passant par Thouars et Niort est délaissée.
Très rapidement, le trafic diminue et les fameuses locomotives
de vitesse appelées PACIFIC sont de moins en moins présentes
à Thouars, sauf pour leur entretien. |
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Le
quai de la gare
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La
gare doit se reconvertir, elle va se tourner progressivement vers
le Fret, pour de nombreux types de marchandises. Le Buffet de la gare
ferme, la très belle marquise est à son tour démontée
en 1938.
La Seconde Guerre Mondiale arrive. La gare va être bombardée
et ce, à plusieurs reprises. L'occupant va réorganiser
la gestion des trains. Très vite, les cheminots vont réagir
contre cette nouvelle organisation. C'est la Résistance-Fer.
A la Libération, après les bombardements, les installations
de la gare sont à reconstruire pour la moitié d'entre
elles. Le viaduc n'est reconstruit qu'en 1947. Entre 1945 et 1947,
la gare n'est qu'un terminus. Le chemin de fer est en crise à
partir des années 1960, l'automobile populaire a changé
les habitudes de déplacements. Progressivement, ce phénomène
entraîne la fermeture des lignes secondaires. En 1969, les voyageurs
ne circulent plus entre Thouars et Chinon. En 1980, la ligne Thouars
Niort ferme à son tour.
Le trafic marchandises permet à Thouars de survivre et même
de se développer. Les trains de pierres sont nombreux, la ligne
Thouars Saumur est ainsi électrifiée en 1982. |
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©
Service Ville d'art et d'histoire, Ville de Thouars |
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