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A l'époque
gothique, l'église abbatiale évolue radicalement par
la reprise totale du voûtement de la nef. Mais ce projet ne
voit pas entièrement le jour. Aujourd'hui, seule la voûte
à croisée d'ogive d'une chapelle à l'entrée
sud subsiste.
Au XVe siècle, l'église est de nouveau remaniée,
avec,
cette fois-ci, un souci d'harmonisation. La chapelle des
fonds baptismaux est couverte d'une voûte à croisée
d'ogive tout comme la chapelle nord et la dernière travée
du chur. La charpente, toujours apparente sur trois travées
de la nef, du portail ouest à l'actuelle chaire, est
définitivement masquée par trois belles voûtes
de style
gothique Plantagenêt.
De nouvelles baies sont percées à l'ouest (derrière
les orgues) et à l'est (à l'emplacement du retable).
L'extérieur est modifié avec la création d'une
toiture d'ardoises à fortes pentes et la construction, sur
le clocher roman, d'une flèche gothique très fine
et sans doute fragile
L'église s'agrandit dans la seconde moitié du XVe
siècle par la construction de la chapelle dite du Saint-Sépulcre.
Cette chapelle est destinée à accueillir la sépulture
de Marguerite d'Ecosse, fille de Jacques Ier Stuart (roi d'écosse)
et épouse du Dauphin Louis (futur Louis XI).
Celle-ci a, en effet, choisi d'établir sa sépulture
dans l'église abbatiale dès 1445, quelques mois avant
sa mort.
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Clocher
détruit de l'église St Laon, carte postale, coll.privée
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Elle
confie à l'abbé Nicolas Gadard, un livre d'heures en
gage pour que celui-ci fasse entreprendre les travaux. En 1459, Charles
VII finance finalement les travaux mais le corps de Marguerite n'y
est transféré qu'en 1479.
35 ans plus tard, le transfert du corps est réalisé
par Nicolas Lecoq, abbé de Saint-Laon.
Pillée pendant les guerres de religion au XVIe siècle,
l'abbaye évolue ensuite au XVIIe siècle, par une reconstruction
des bâtiments conventuels (actuel hôtel de ville) et une
reprise du chur de l'église. |
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L'abbé
génovéfain Abraham Ribier gère ces travaux, aidé
financièrement par le duc de Thouars, Henri de La Trémoïlle.
Le chur fait l'objet du plus grand soin, les stalles actuelles
sont posées et le mur du chevet redécoré. La
grande baie du chur est murée, cachée par l'actuel
retable de style baroque. Le tombeau du vicomte Louis d'Amboise est
déplacé, le mobilier est revu et adapté.
Au XIXe siècle, l'église traverse une longue période
d'abandon jusque dans les années 1860-1890. L'intérieur
est remanié par la construction d'une tribune pour accueillir
des orgues à tuyaux. Les autels et statues sont remaniés,
souvent sans respecter les décors anciens encore présents.
Les vitraux sont en partie renouvelés par des créations
de l'atelier Lobin, de Tours. Malgré son classement au titre
des monuments historiques en 1840, ces travaux, pour certains abusifs,
entraînent le déclassement de l'édifice en 1879
(seul le clocher reste protégé). Les travaux continuent
: le clocher, ayant perdu sa flèche gothique en 1711 est couvert
d'une toiture en ardoises à quatre pans.
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Retable
de l'église Saint Laon, carte
postale, coll.privée
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Le
XXe siècle voit de nouveau l'inscription, puis le classement
en 1988 de l'église en son entier.
Suite à l'action de l'association Thouars, Marguerite d'Ecosse
et à la volonté de la Ville, d'importants travaux sont
réalisés à partir de 1995 sur le chur et
la chapelle du Saint-Sépulcre.
Même si cette église a vu une partie de sa toiture emportée
par une tempête en janvier 1998, elle fait désormais
l'objet de soins attentifs. En dehors des cérémonies
religieuses, elle est visitable, seul ou lors de visites organisées
par le service Ville d'art et d'histoire. |
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L'église
St Laon avec son clocher coupé
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©
Service Ville d'art et d'histoire, Ville de Thouars |
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