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Ce secteur a
permis à la gare de devenir ce nud ferroviaire dont
on parle encore souvent et pas seulement à Thouars.
Dès 1873, un dépôt existe, réduit à
sa plus simple expression : une remise pouvant abriter 3 locomotives
à vapeur.
En 1893, ce secteur s'étend très rapidement et on
construit de nouveaux équipements pour entretenir davantage
de locomotives. La gestion des machines est la fonction principale
du dépôt, celle-ci comprend plusieurs sous secteurs
: mécanique, ajustage, peinture, et chaudronnerie.
L'année 1897 est très importante car Thouars est maintenant
un véritable relais pour les locomotives des express reliant
Paris-Montparnasse à Bordeaux. De vastes ateliers d'entretien
du matériel sont construits en plus d'une rotonde, aménagée
dès 1886.
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Toboggan
du dépôt en 1933
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Ce
bâtiment, agrandi en 1912 permet, face à un pont tournant
de 20 mètres de long, de couvrir 11 voies et d'y assurer l'entretien
des locomotives à vapeur. Sous cette rotonde, on réalise
des levages de locomotives pour ensuite les démonter et ainsi,
les réparer et les entretenir. Ces locos passent une "
révision complète ".
Le dépôt accueille de nombreux équipements nécessaires
aux locomotives : des parcs à charbon, des châteaux d'eau,
des huileries-sableries, un " toboggan ", tous ces équipements
permettent de remplir la locomotive des différents carburants
et matériaux indispensables à son fonctionnement. |
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La
main d'uvre est très importante et doit être renouvelée,
augmentée régulièrement. Une école d'apprentissage
ouvre en 1938 au dépôt. Elle accueille des jeunes gens
âgés de 14 à 16 ans, chaque promotion comprend
15 à 20 élèves. En 3 ans, cette école
les conduit au CAP vers le métier d'ajusteur. Au départ,
les professeurs viennent de l'enseignement traditionnel, ils sont
vite remplacés par des instructeurs de la SNCF. Chaque élève
suit le rythme de travail des cheminots soit 48 heures par semaine
dans les années 1930 et est rémunéré en
fonction de ses résultats. |
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Huilerie
et sablerie en 1935
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La
discipline est de rigueur. En 3ème année la promotion
constitue une équipe-école et travaille sous la rotonde,
sur une locomotive qui leur est réservée. Cette école
fonctionne à Thouars jusqu'à la fin des années
1950.
Le dépôt comprend aussi des services plus modestes comme
l'entretien courant des installations, nommé " la bricole
".
En 1950, l'effectif total des agents du dépôt atteint
350 agents dont 5 à la direction, 19 aux bureaux et aux magasins,
23 apprentis, 81 à la conduite et 182 à l'atelier de
la rotonde.
Le dépôt gère un parc de locomotives à
vapeur très important. De 1920 à 1930, celui-ci comprend
une centaine de locomotives de vitesse (express voyageurs), puissantes
(marchandises) ou de manuvres. Dès 1939, un déclin
se fait sentir, suite à la fermeture des relations Paris-Bordeaux,
il ne reste que 70 locos. |
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En
juillet 1945, il en reste 24 en état de fonctionnement. Pendant
2 ans, la rotonde fonctionne au maximum de ces capacités, il
faut remettre en route une locomotive par semaine. Le 20 décembre
1946 : la 100ème machine réparée quitte Thouars.
Le nombre de locos se stabilise autour de 50 dès 1947 et chute
dès 1960 autour de 30 unités.
C'est la fin de l'âge d'or de la traction vapeur en France.
En 1967, Thouars reste le seul dépôt composé à
100% de locomotives à vapeur.
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Levage
d'une locomotive à vapeur sous une rotonde vers 1960
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En
1971, il n'en reste plus que 11 dont certaines sont déjà
garées en attente d'amortissement, c'est-à-dire de radiation.
Le 26 septembre 1971, la dernière loco vapeur circule à
Thouars, les motrices Diesel les remplacent. |
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La
rotonde vers 1960
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©
Service Ville d'art et d'histoire, Ville de Thouars |
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