| Fils
du peintre et sculpteur Jean-Séraphin-Désiré Besson, Faustin
Besson était un peintre français de genre, de portraits et de décorations.
Né en 1821 à Dole dans le Jura, il eut pour maîtres Brune,
Descamps et Jean-François Gigoux, peintres de l'Ecole des Beaux Arts qui
exposèrent à plusieurs reprises au Salon à Paris. Il
participa pour la première fois au Salon de 1853 avec deux portraits.
Quelques années plus tard, il séjourna quelques mois à Thouars
pour réaliser des commandes de décoration. Henri Barré lui
commanda vers 1865 des décors pour le rez de chaussée de son hôtel
particulier (actuel musée). | |  |
| Le
salon du musée est avant tout remarquable par son plafond circulaire peint
dans un style et une iconographie qui rappellent le XVIIIe siècle. Cette
uvre de Faustin Besson porte la dédicace "à mon ami H.
Barré, F. B." et représente, dans des tons pastel, une vénus
accompagnée d'un amour jouant dans les airs avec une colombe. On ne sait
pas précisément quels furent les liens entre Barré et Besson,
s'étaient-ils rencontrés durant les années d'études
à Paris ? Toujours est-il que Faustin Besson, vînt à Thouars
pour concevoir les décors du salon et de la salle à manger de cette
maison (est-ce la seule à Thouars ?). Une deuxième uvre lui
est attribuée, il s'agit d'un petit tableau ovale qui s'intègre
au trumeau de la cheminée de la salle à manger. Cette peinture figure
deux amours, sujet abondamment traité à l'époque. Le
travail de Besson ne s'est pas arrêté là : il est fort probable
qu'il ait supervisé l'agencement de ces deux pièces. Il était
primordial de mettre en place une scénographie digne d'une représentation
théâtrale afin de bien recevoir et d'impressionner ses convives.
Salle à manger et salon se répondent en des jeux optiques rendus
possible par l'utilisation de miroirs. L'artiste a su ici créer un décor
qui place le convive au centre d'un dispositif optique décuplant l'espace.
En pénétrant dans le salon, le regard se porte sur le trumeau de
la cheminée lui faisant face et reflétant le plafond peint, son
propre reflet et la peinture ovale de la salle à manger. Au
cours de sa vie, Besson réalisa de nombreuses scènes rurales dans
le genre de Jean-François Millet (un des fondateurs de l'Ecole de Barbizon),
mais aussi la décoration de la chambre de Napoléon III au Palais
des Tuileries, un salon du Ministère de l'Intérieur, un plafond
d'une pièce de l'ancien hôtel de Jean Charpentier, rue du Faubourg-Saint-Honoré
à Paris, actuel siège parisien de la maison de ventes aux enchères
Sotheby's. Il travailla également à la décoration d'hôtels
particuliers à Bruxelles et à Cologne. Il réalisa de
nombreux pastiches dans le style du XVIIIe siècle très à
la mode. Certaines de ses uvres sont visibles en France, en voici une
sélection : " Les Glaneuses ", 1842, au musée de Besançon
; " Le Concert ", au musée national du château de Compiègne
; " Un jour d'été ", au musée Magnin de Dijon,
" Les Dames sociétaires de la Comédie française ",
au musée national du château et des Trianons de Versailles
Après
une vie d'artiste accomplie, Faustin Besson mourut à Paris en 1882.
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