 |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Si par hasard,
en tant que piéton, vous empruntez la rue Bernard Palissy
reliant le quartier Saint-Médard au quartier de la Magdeleine,
levez les yeux !
Une des façades de cette rue nous évoque la présence
de bâtiments presque entièrement disparus. Il s'agit
d'une partie de l'ancien couvent des Cordeliers.
En France, le terme Cordelier ou frère mineur désigne
un frère franciscain. Cet ordre fut fondé par Saint-François
d'Assise en 1209. Refusant de posséder des biens individuels
ou collectifs, les franciscains prêchent la pénitence.
Ils vivent de leur travail et ils mendient si nécessaire.
Chaque frère porte une robe de bure brune, retenue par une
corde blanche comportant trois nuds qui rappellent les trois
vux. Chaque couvent est gouverné par un " gardien
".
L'histoire de ce couvent Thouarsais remonte au XIVe siècle.
Les Cordeliers sont déjà présents dans notre
région, à Loudun et à Parthenay. Le vicomte
Louis Ier de Thouars souhaite leur implantation dès 1330
mais les Cordeliers ne s'y installent qu'en 1350. La fondation du
couvent remonte exactement à 1356.
|
|
|
 |
|
|
|
|
|
|
|
|
Couvent
des cordeliers, carte postale ancienne, Raineau
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
En
1358, la construction de leur église débute. Elle est
encore en travaux en 1376. Cette église est une des plus importantes
de Thouars à cette période. Elle est orientée
ver l'est contrairement à celle des Jacobins dont le chur
est au nord. Une nef centrale est progressivement agrandie par l'ajout
de chapelles vers le nord.
Ces chapelles sont, en fait, les seuls vestiges de l'église.
Au fil des siècles, l'église va accueillir un certain
nombre de sépultures. Une d'entre elles est celle de Clément
Rouault de Boismenard (dit Tristan), le second époux de Péronnelle,
vicomtesse de Thouars et dernière à porter ce nom.
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
 |
|
|
Cette
famille est très représentée, Jean, le fils de
Clément Rouault de Boismenart y est enterré en 1435
tout comme son épouse Jeanne du Bellay.
Suivront leurs fils Joachim en 1478 et Jacques Rouault chambellan
du roi, seigneur du Pressoir. Jacques fait une importante donation
en 1485 qui permet la construction d'une nouvelle chapelle. Celle-ci
devient exclusive à la famille sur son testament, daté
de 1488.
Dans les deux chapelles nord, les clés de voûte portent
des écussons aux armes des bienfaiteurs. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Le
couvent en 1990
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
A
la Révolution, il ne restait que trois cordeliers et le "
père gardien ". Ils sont rapidement expulsés, les
administrateurs du district de Thouars, s'y installent en 1791.
L'ancienne maison conventuelle devient l'hôtel de la Boule d'Or.
En 1800-1801, les Cordeliers sont transformés en bâtiments
militaires : caserne des vétérans.
L'église et le cloître sont démolis en 1855. En
1870, il ne reste que la salle capitulaire et les chapelles latérales
et le mur du chevet et sa grande fenêtre du chur.
Les anciennes chapelles nord sont depuis presque deux siècles
transformées en maisons d'habitation et possèdent toujours
de très belles voûtes gothiques décorées
de blasons.
En octobre 1976, les Cordeliers sont de nouveau mutilés par
la démolition de l'arc du chur pour transformer cette
ancienne impasse (l'espace de l'église) en une nouvelle rue
: la rue Bernard Palissy.
Quelques sculptures et un plan du couvent en 1793 sont aujourd'hui
conservés dans les collections du Musée Henri Barré. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
©
Service Ville d'art et d'histoire, Ville de Thouars |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|